Information du : 20/02/2025
Maman déchire : rencontres avec la réalisatrice Émilie Brisavoine
Il y a dix ans, nous avions reçu Emilie Brisavoine pour un premier film très remarqué, Pauline s'arrache. La voici de retour avec Maman déchire, un nouveau documentaire toujours aussi bouleversant, drôle et fourmillant d'idées de cinéma. C'est avec un grand plaisir que nous la recevrons pour trois rencontres en partenariat avec l'ACID.
Emilie fait un film pour tenter de saisir le plus grand mystère de l’univers : sa mère, Meaud. Enfant brisée, mère punk, grand-mère géniale, féministe spontanée, elle fascine autant qu’elle rend dingue. Une odyssée intime, un voyage dans le labyrinthe de la psyché.
« Dans Pauline s’arrache, je parlais de ma sœur et de sa relation à ses parents. L’idée de travailler sur les transmissions transgénérationnelles était déjà là. Cette fois, j’ai remonté une génération, en filmant ma mère. Comme je venais d’avoir un enfant, elle était très présente et je pressentais qu’il pouvait y avoir quelque chose de fort à raconter sur notre relation. Ma mère, c’est une personne fascinante et mystérieuse pour moi, parce que c’est quelqu’un avec qui je n’ai pas grandi et nous vivons depuis toujours une histoire complexe. »
« Déjà, dans Pauline s’arrache, il y avait cette nécessité d’utiliser l ’outil cinématographique pour affronter le réel. J’ai une formation de plasticienne, j’ai fait des études d’arts appliqués, donc j’ai un rapport ultra organique à la matière. Je n’ai aucun tabou théorique, aucune limite dans l’expérimentation plastique. Et ma monteuse, Karen Benainous – qui a monté mon film précédent, les documentaires de Guillaume Brac, d’Emmanuel Gras... – encourage cette totale liberté tout en apportant son sens de la structure narrative. Ce qui m’intéresse, c’est de représenter les flux de la pensée, de la psyché. De faire surgir un tissage qui représenterait ce qui nous travaille tous intérieurement. Quand on est en train de vivre quelque chose, on a constamment des images qui nous viennent, du passé jusqu’aux conneries qu’on a regardées sur YouTube. J’ai voulu faire une sorte d’anthropologie des images domestiques avec toutes ces images décriées pour leur banalité qui ne sont pas censées être du cinéma. Avant, c’était du super 8 et de la VHS, là c’est l’iPhone, les visios sur Skype, YouTube... »
- Emilie Brisavoine, extraits du dossier de presse
" Super et déchirant" France Inter
" Un voyage introspectif, bouleversant et drôle" Médiapart
" Un chef d'oeuvre" L'Express
" C’est émouvant, parfois violent et d’autant plus étrange que le Covid et le confinement font irruption pendant le tournage. S’il donne parfois le tournis, le film touche par sa sincérité et la singularité d’un geste cinématographique qui assume son étrangeté. " L'Humanité
" Tout le film est là, dans ce télescopage du vécu, entre instants minables et sublimes, avec lesquels la réalisatrice s’est construite. A sa manière, Maman déchire, film d’archives kaléidoscopique, est plein d’amour. " Le Monde
" Le film, foisonnant, à la forme débridée, questionne les traumatismes familiaux. Avec un regard tendre mais parfois agacé, Brisavoine nous livre une quête bouleversante, cherchant à recoller les morceaux d’une enfance déchirée. " Libération
" Émilie Brisavoine signe un film haut en couleur sur sa mère, punk fort peu maternelle. Elle s’y met à nu sans confondre sensibilité et sensiblerie. " Ouest France
" Entre discussions Skype ou consultations de voyantes en visio, les écrans deviennent ici aussi imprévisibles que les oscillations de cette relation mère-fille. Et Brisavoine atteint au final une poignante émotion universelle qui rappelle que les conflits familiaux n’empêchent en rien une pleine réalisation de soi. " Première
" Une déclaration tempétueuse, pleine d’espoir. " Télérama
" Avec courage et lucidité, Emilie Brisavoine s'implique totalement dans ce portrait qui, par la force des choses, devient également un autoportrait saisissant et touchant à la fois. " La Tribune Dimanche
MAMAN DÉCHIRE
Un film d’Émilie Brisavoine
France – 2024 - 1h20
Un film soutenu par l'ACID
L'INVITÉE :
Émilie Brisavoine
Après des études d’arts appliqués, une expérience de designer, Émilie Brisavoine fait des dessins sur le monde, les femmes et les chiens. Elle apparaît ensuite dans La bataille de Solférino de Justine Triet, puis joue dans Peine perdue de Arthur Harari mis en image par Tom Harari. Pauline s’arrache est son premier long-métrage, un documentaire sur sa famille présenté à l’Acid et acclamé par la critique. Maman déchire est son second long-métrage.
LES RENCONTRES
- ven 7 février à 18h15
Le CInémanivel, Redon
sam 8 mars à 20h45
La Bobine, Quimperlé
dim 9 mars à 20h30
Le Bretagne, Saint Renan